Chapitre 8 sur 12
12 septembre 2026
Satillieu le magnifique chalet de mes grands-parents !
Un moment intense !
À l’âge de 7 ans Mes grands parents maternelle habitaient à Satillieu, une petite commune du nord de l’ardéche entre Annonay et Lalouvesc.
Mes parents habitant Privas nous mirent avec mon frère Angel en vacances chez mes grands-parents.
Mon grand père était cantonnier, employé des Ponts et Chaussées. Il partait le matin et prenait la route de Lalouvesc pour nettoyer les bas côtés de la route. Il ne rentrait que le soir ayant emporté avec lui sur l’épaule sa pelle et en bandoulière sa musette contenant son casse croûte du midi et sa bouteille de vin rouge.
Ma grand mère restait au foyer pour s’occuper de la magnifique propriété et de la maison qui en fait était un grand chalet en bois très agréable.
Ma grand mère n’était pas une femme facile à vivre, plutôt rude même.
Un jour, alors que notre grand père venait de partir, mamie descendit à la cave… sitôt dedans, nous tournions la clef pour l’enfermer.
Avec mon frère trouvant ainsi une liberté peu coutumière nous nous en sommes donnés à cœur joie !
Le chalet surplombait d’une vingtaine de mètres la route passant devant la propriété. De l’autre coté de la route se trouvait un immense pré.
Ayant récupéré toutes les petites bassines pour les toilettes (celle qui se trouvait dans les salles de bains à l’époque, mais qui lorsque elles étaient émaillée, étaient reformées et parsemées autour de la maison).
Nous les avons toutes récupérées, et nous nous sommes réfugiés dans le salon.
Ce salon avait une fenêtre qui donnait sur la route et le pré.
Et là, nous nous servions des cuvettes en les lançant dans le vide. C’était comme des soucoupes volantes qui allaient atterrir dans le pré en contrebas. Nous nous sommes amusés ainsi une bonne parti de la journée.
Lorsque papy rentra, il entendit mamie qui suppliait d’être libérée.
Lorsque le grand père ouvrit la porte je vous laisse imaginer la punition méritée qui s’en suivie.
La punition ? Il y avait dans le chalet un petit réduit sous la soupente de l’escalier qui montait à l’étage. Ce réduit n’avait pas d’éclairage et nous faisait peur parce qu’on nous avait toujours dit qu’il y avait des rats dedans.
A notre tour, le lendemain nous y fûmes enfermés et nous y passèrent la journée: ça nous a bien calmé !