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9 septembre 2026

Le préfet Jeanjean

Les préfets s’étant succédés en poste en Ardèche en poste à Privas

Lors de la venue a l’époque de ce préfet, du président de la république Française Vincent ORIOLAND il fut reçu par le maire de Privas Charles Gounon. La sono était assurée par mon père Angel ASSIUS ( de gauche à droite: le maire Charles Gounon, mon père Angel ASSIUS et le president Oriol

Dans ma mémoire et dans ma génération, je vous offres les profils des préfets qui ont été de passage en Ardèche en résidence à PRIVAS.

Aujourd’hui Aimé JEANJEAN.

Ma rencontre avec lui (je n’avais que 12 ans lorsqu’il quitta Privas) eut lieu à Lyas dans les années 60 où il louait une maison pour l’été. Mon père à cette occasion lui prêtait un téléviseur (à l’époque il n’y avait qu’une seule chaîne).

Le jour où nous livrions ce téléviseur que je portais mon père me précédant nous entrions dans la propriété lorsque accouru le chien du préfet. Oh, ce n’était pas un molosse, juste un petit basset hargneux qui vint sentir mon père. Ce chien m’inspirant confiance je suivi mon père. Mon père avait un sixième sens avec les chiens, il savait les rassurer !

Le chien vint vers moi, les bras pris pour porter le téléviseur je crus qu’il se comporterait comme avec mon père ? Hé ben non, il me contourna et me mordit les mollets.

Comme quoi !…

Sous le mandat du préfet JEANJEAN, A propos de la venue du président de la république Vincent Auriol à Privas, il fut accueilli par le maire de Privas Charles Gounon et c’est mon père qui fit la sonorisation (j’ai la photo !) et lui tint le micro mythique de l’époque: un Melodium.

Passons au profil du préfet:

Aimé Jeanjean (1900-1972), préfet de l’Ardèche

Aimé Fulcrand Jeanjean, né le 14 septembre 1900 à Campagne (Hérault) et mort le 18 septembre 1972 à Valence (Drôme), est un haut fonctionnaire français qui a exercé la fonction de préfet de l’Ardèche de 1948 à 1957, puis de Vaucluse de 1957 à 1959. Il détient à ce jour la plus longue longévité comme préfet de l’Ardèche.

Biographie

Origines et formation

Aimé Jeanjean est le fils d’Antoine Joseph Philippe Jeanjean, instituteur, et de Maria Noémie Virginie Servin. Il épouse Paule Couppé, avec qui il a deux enfants, dont Mireille, qui épousera en 1948 un préfet, Pierre Rouvière.

Après de brillantes études, il rejoint l’administration et devient administrateur à la Chambre des députés, attaché à la questure. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1945, puis officier en 1954.

Résistance et épuration

Mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance sous l’influence de Maxime Blocq-Mascart. Il fait partie du réseau Centurie de 1942 à 1944 et intègre la commission de l’Intérieur au Conseil national de la Résistance. En 1945, il préside la sous-commission chargée de l’épuration des administrations centrales et du corps préfectoral.

Préfet de l’Ardèche (1948-1957)

En 1948, Aimé Jeanjean est nommé préfet de l’Ardèche en remplacement de Robert Pissère, muté dans le Cantal et jugé trop proche du Parti communiste français (PCF). Sa première mission est l’organisation de la venue du président Vincent Auriol dans le département en 1949, avec la remise de la Croix de guerre 1939-1945 aux communes martyres de Labastide-de-Virac et Vallon-Pont-d’Arc.

Durant ses neuf années de fonctions, il parcourt l’Ardèche et travaille avec les principaux élus, dont Paul Ribeyre et Roger Roucaute. En 1957, il cède la place à Frantz Gaigneraux et retourne à Paris avant d’être muté préfet de Vaucluse à Avignon jusqu’en 1959, puis mis en disponibilité.

Engagement politique en Ardèche

Dans les années 1960, Jeanjean se lance en politique et revient en Ardèche comme candidat UNR dans la 1ʳᵉ circonscription en 1962. Il crée la surprise en arrivant deuxième au premier tour avec 23,58%, devançant le député sortant André Chareyre, mais le maintien du candidat gaulliste divise la droite et permet au communiste Henri Chaze de l’emporter au second tour.

En 1967, il se porte candidat comme gaulliste indépendant, réalise 8,78% au premier tour et appelle à voter pour Pierre Cornet au second tour, qui sera élu. Après cet échec, il quitte la scène politique et décède à Valence en 1972.

Distinctions

  • Officier de la Légion d’honneur (1954)
  • Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette.