Chapitre 30 sur 68 pages 88 à 89
1981
Choisir cour ou jardin !
Mise au point avec Francis Auriac (directeur du théâtre de Privas)
Lorsque je pris mes fonctions au théâtre de Privas, le directeur en poste était Francis Auriac.
Ce n’était pas mon copain !
Alors que j’étais détaché aux spectacles extérieurs (hors théâtre) j’effectuais les régies dans le cadre du Festival du Vivarais qui avait lieu au Cloître des Récollets (pour ceux qui connaissent, c’était à l’emplacement de l’ancien collège)
En plein préparation d’un spectacle, Francis Auriac, comme à l’accoutumée vint pour perturber mon travail.
J’étais avec Claude Henri Bonnet (un grand ami d’enfance) alors Directeur de l’orchestre de l’opéra de Lyon.
Dans la conversation Auriac me « branchait » sur droite ou gauche… ou cour ou jardin. Compte tenu des affinités de ce mec, je lui répondis: « peu importe… ça dépend de quel côté on se tourne »
Claude Henri comprenant le message lui dit: « et toc ! Bien envoyé ! »
Vous expliquer le comportement de Francis Auriac à mon égard ?
Lorsque je postulais un emploi à la mairie de Privas, c’était parce que depuis 4 ans j’étais continuellement en déplacement à travers la France en qualité de directeur de travaux pour une société de Marseille (PHINELEC) et qui travaillait pour le compte d’EDF sur les changements de tension (110/220/380)
Je voulais me rapprocher de mon domicile et vivre avec ma famille.
Je fut donc embauché par la mairie de Privas.
Sauf qu’initialement le poste à pouvoir était un poste de responsable du service technique entretien et électricien.
La personne (Jacques Vernet) qui s’occupait de ce poste avait deux emplois: électricien au service technique et employé aux régies du théâtre.
Ce que je ne savais pas, c’est que Jacques ne voulais plus, pour être plus tranquille s’occuper du théâtre pour ne se consacrer qu’aux services techniques.
Avant mon embauche il m’appela pour m’informer de la situation en m’expliquant que si je voulais il me laissait la place de régisseur technique au théâtre.
Moi un technicien de la sonorisation dés mon entrée dans la vie active, homme de communication, cet emploi, j’en rêvait !
Je pris donc les fonctions au théâtre municipal.
Le problème c’est que Francis Auriac trouvait Jacques « charmant » (c’est la propre expression qui me fut rapporté par un proche.)
Et donc Auriac aurait bien voulu garder Jacques avec lui. Il considérait que j’avais pris la place de Jacques et ça lui était insupportable.
Voilà pourquoi Auriac que je n’ai supporté que quelques mois d’ailleurs m’a mené la vie dure !