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Chapitre 57 sur 68 pages 178 à 182

1993

Un gendarme zélé !

Le gendarme Coquet (koké)

Voilà une histoire bien pénible à raconter… c’est une longue histoire qui je l’espère ne vous lassera pas… sinon zappez et je ne vous en voudrai pas.

Ça se passe en Martinique pour son point de départ.

J’avais une Seat Ibiza que je décidais de vendre.

Un jour que j’en parlais dans le bar de La Langouste à l’Anse Mitan (3 Îlets) Lionel (que je connaissais) me propose de la présenter à un client potentiel.

Je lui remet les papiers et la voiture et, le lendemain, plus de nouvelles ? Disparu le bonhomme !

Je vais donc à la gendarmerie et pour me couvrir je dépose une main courante.

Le gendarme qui me reçoit (un certain Coquet) se montre désagréable avec moi. De toutes évidences il n’avait pas envie de prendre ma plainte.

Je juge opportun de lui dire que j’étais connu et lui cite quelques unes de mes relations.

Erreur, parmi mes relations une ne lui convenait pas.

C’était Françoise, la propriétaire d’un excellent restaurant et qui malheureusement avait eu affaire avec ce fameux gendarme.

Lors d’une altercation dans la partie bar de son établissement, elle demanda l’aide de la gendarmerie qui ne vinrent hélas qu’après les dégâts.

Donc ce gendarme avait une dent contre cette personne qui avait été très en colère pour l’intervention tardive.

Bon, passons, après tout je n’étais marié ni avec l’un ni avec l’autre !

La gendarmerie n’a evidemment jamais trouvé ma voiture.

Quelques mois plus tard un ami qui était encore en Martinique m’appela pour m’annoncer qu’il avait retrouvé ma voiture et mon voleur.

Affaire close !

En fin de cette année je retournai pour mon séjour habituel en Martinique et j’avais déjà créer et ouvert la radio Maxi fm.

Deux de mes frères vinrent passer quelques jours dans la location bord de mer que j’avais louée pour l’occasion.

Un soir je les emmenais au restaurant et je ne bu qu’une seule bière (une CARIB).

Nous étions à l’anse Mitan et les studios de la radio se trouvaient à DUCOS.

Gendarmerie de 3 Îlets

Je les abandonnais donc à la location pour me rendre à la radio pour vérifier si tout allait bien.

Il était environ minuit.

Arrivé peu après le bourg de Trois Îlets (vers la station satellite de France Telecom), il y avait un contrôle de gendarmerie, et sur qui je tombe:

Coquet !

Je sent venir la patate mais je me soumet au contrôle.

Après m’avoir fait souffler dans le ballon, Coquet m’annonce me conduire à la gendarmerie en me priant de laisser ma voiture sur place.

J’appelais aussitôt Marceau (que vous retrouverez dans d’autres récits) en lui expliquant ce qui m’arrivais et aussitôt et spontanément il me dit:

Coquet !

Bingo.

Il me rassure en m’informant enfiler un pantalon pour nous rejoindre à la gendarmerie de Trois Ilets.

Nous sommes arrivés presque ensemble et mon ami étant là je décidais de garder le silence.

Après un contrôle à l’Ethylotest le gendarme se frottant les mains carrément m’annonça que j’étais avec un taux d’alcoolémie de 0,51 (à l’époque on commençait à verbaliser à partir de 0,50 ?

Le temps que le gendarme en pleine jubilation fasse la procédure de retrait immédiat de retrait du permis de conduire je dis à mon Ami Marceau:

« Tu sais je n’ai bu qu’une bière et je ne comprends pas mon taux d’alcoolémie ? Mais j’aimerais bien un deuxième contrôle à l’ethylotest pour vérifier ! »

Aussitôt le gendarme Coquet réagit en prétextant qu’un deuxième contrôle n’est pas nécessaire ?

Mon ami Marceau insiste en affirmant que je ne demande pas la lune et qu’il ne comprend pas pourquoi on me refuse un deuxième contrôle.

Pris de court le gendarme demande a son adjoint de procéder à un autre contrôle.

Et là, surprise je suis a 0,38 ! Donc non verbalisable.

Coquet refuse d’indiquer cette mesure sur son procès verbal.

Car de gendarmerie du Marin

Ce que je ne savais pas c’est qu’en faite c’est une obligation de pratiquer deux mesures espacées pour voir si la première prise est conforme.

Après avoir rempli toute sa procédure le gendarme nous raccompagne a la sortie.

Nous étions sur le palier d’un escalier d’un étage.

Le gendarme je le rappelle s’appelait Coquet, et koké en créole ça signifie « baiser ».

En arrivant en bas de l’escalier le gendarme de manière hystérique nous crie du haut du palier:

« Eh monsieur ASSIUS, n’oubliez pas que je m’appelle Coquet en insistant et en le répétant plusieurs fois et en joignant le geste à la parole pour signifier qu’il m’avait bien baiser.

Mon ami Marceau antillais témoin de la scène a regardé le gendarme et a éclaté en l’invectivant:

« Non mais ça va pas, vous vous rendez compte de l’outrage que vous manifestez ? »

Nous avons quitté la gendarmerie,

Au petit matin Coquet m’appelait pour m’annoncer ironiquement que le préfet du Marin avait prononcé un retrait de deux mois de mon permis.

Sans permis pour ma mission en Martinique, c’était la catastrophe !

Néanmoins je me conformé et ne repris pas le volant.

Cependant estimant que cette procédure et l’attitude du gendarme était inadmissible, je souhaitais rencontrer le préfet pour lui expliquer de vive voix.

Mon ami Marceau me descendit au Marin et je demander audience au préfet.

Ce préfet nommé Bironneau par un concours de circonstance avait été précédemment sous préfet à Largentière en Ardèche… aucun rapport, mais bon !

Alors que j’attendais Marceau dans le hall de la préfecture au bout d’un moment vint un préposé pour me faire part que le préfet avait une urgence (un pêcheur qui s’était noyé) et qu’il ne pouvait pas me recevoir !

Je le chargeais de dire au préfet que j’avais tout mon temps et que je pouvais attendre.

Peu de temps après nous vîmes débarquer un car de gendarmerie avec un commandant, me priant d’évacuer les lieux sous peine de procéder Manu militari.

Dépité nous sommes partis choqué par de tels procédés.